• AUX PORTES DE LA FRANCE. Poème de Sandrine Rotil-Tiefenbach.

    AUX PORTES DE LA FRANCE

     

    L’enfant devra s’enfuir avant l’aveugle, le
    barbare tribunal,
    en plein cœur de la rue parmi larmes et dédales
     

    sa bouche nue déjà
    en sang
    de la langue seule qu’il a
    connue
    et des enfants de son école
    de sa mémoire les
    farandoles
     

    on lui a dit ces temps actuels
    avec ta mère file au grand loin,
    cette terre promise dont tu n’as
    jamais humé le moindre ciel,
    ici s’en viennent des flambeurs,
    des voleurs d’âmes, des assassins
     

     

    j’ai faim répondait-il 

       

    comment dessine-t-on un pays 

     

    sans visage ? 

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Mardi 3 Février 2015 à 19:15
    Hanna

    Magnifique et poignant

    2
    SRT
    Mardi 3 Février 2015 à 20:01

    Toda Hanna

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